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lundi 4 janvier 2010
SHWEDER et LEVINE (ed.), Culture Theory
"There are, at present, at least three major views about the nature of culture. One is a notion of culture as knowledge, as the accumulation of information (...) A second view is that culture consists of "conceptual structures" that create the central reality of a people, so they "inhabit the world they imagine" (Geertz 1983) (...) A third view of the nature of culture falls between the "culture as knowledge" and the "culture as constructed reality" positions. It treats culture and society as almost the same thing - something made up for institutions, such as the family, the market, the farm, the church, the village, and so on, that is, systems or clusters of norms defining the roles attached to various sets of statuses." (Roy G. D'Andrade, 115)
mardi 22 décembre 2009
DETREZ, Christine, La construction sociale du corps
"Mais ce façonnement culturel est tellement incorporé, habitus devenant sens pratique à l'oeuvre dans les moindres gestes et choix de la vie quotidienne, qu'il est ressenti comme naturel, une "seconde nature" puisqu'il est en fait la naturalisation de différences culturelles ou d'accès différents à la culture. En ce sens, le corps est langage et marquage social." (221-222)
DETREZ, Christine, La construction sociale du corps
"La constitution de nouvelles catégories médicales est un instrument très puissant, car elle permet de placer sur le terrain du biologique ce qui relèverait de rapports de force sociaux et politiques." (177)
DETREZ, Christine, La construction sociale du corps
Différence entre la théorie de l'hexis corporelle et la physiognomonie : "Mais ce qui les rapproche est aussi ce qui les distingue. Si le corps est ainsi un système sémiotique à lire et à interpréter, dans un cas, il s'agit du corps appréhendé comme un langage de l'identité "naturelle" (le caractère), dans l'autre, de l'identité "naturalisée" (l'identité sociale, les caractéristiques sociales), dans un cas, c'est la nature qui inscrit les signes, dans l'autre c'est la culture." (166)
Libellés :
culture,
Detrez,
hexis corporelle,
nature,
physiognomonie
lundi 21 décembre 2009
DETREZ, Christine, La construction sociale du corps
"Le donné biologique, dans le façonnement naturel duquel interviennent déjà l'influence de la société et la culture, est cultivé, interprété, redressé au travers de normes plus ou moins conscientes : les attitudes et les comportements les plus privés d'hygiène, de santé, de sexualité, se trouvent ainsi conditionnés, déterminés, englobés dans des dimensions symboliques, productions historiques et sociales." (110)
DETREZ, Christine, La construction sociale du corps
"La "nature humaine" et son incorporation dans un organisme sont déjà des construits culturels. Avant même d'envisager les usages proprement sociaux et culturels du corps, qui prennent le corps comme matériau, la socialisation, dans une société, dans un groupe social, informe, donne forme, déforme les techniques naturelles du corps, permet d'en actualiser les potentialités biologiques. La fontière est ainsi ténue entre hérédité et héritage." (104)
Libellés :
"techniques du corps",
Detrez,
nature,
socialisation
mercredi 16 décembre 2009
DETREZ, Christine, La construction sociale du corps
"La définition du corps comme organisme semblait assigner d'emblée son étude à la biologie. Or, même à considérer le corps dans ses propriétés les plus matérielles - morphologie, mortalité et morbidité -, s'établissent des corrélations qui montrent que le corps, dès sa naissance, voire lors de sa gestation, n'est pas un donné naturel." (72)
vendredi 20 novembre 2009
DETREZ, Christine, La construction sociale du corps
"Le corps est ainsi pris dans une dialectique qui part d'un donné naturel pour en faire un objet culturel et, comble de la culture, en incorporer à tel point les aspects les plus sociaux et culturels que ceux-ci passent, à nouveau, pour du naturel, voire pour une "seconde nature"". (20)
DETREZ, Christine, La construction sociale du corps
"Parler de constuction sociale du corps rompt ainsi avec l'expérience ontologique à la fois individuelle et commune qui contribue à poser le corps comme expression naturelle de la personne. Le corps livrerait l'individu dans sa nudité, dans cet état de "nature", qui est tantôt décrié au nom de la suprématie de l'âme, de la raison, de la culture, qui distingueraient chacune à leur tour l'homme de l'animal, ou tantôt encensé, recherché au travers des mythes rousseauistes du bon sauvage ou des exhortations plus contemporaines à retrouver ses sensations et à écouter son corps. Dans un cas comme dans l'autre, le corps et la frontière que constitue la peau seraient ainsi la démarcation concrète entre l'inné l'acquis, la nature et la culture, l'individu et la société. Contre cette évidence, l'hypothèse du corps comme construction sociale implique de penser ainsi le corps comme l'objet, l'enjeu et le produit de la socialisation, qui ferait ainsi du corps à la fois le lieu de la représentation et de la reproduction non seulement des individus, mais aussi des identités sexuées et sociales." (17-18)
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