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dimanche 30 août 2009

AMIEL, Vincent, Nicholson : les abîmes de l'interprétation

"Troisième niveau de jeu : après l'ambiguité, la parodie, voici la simulation. Et les signes sont pourtant les mêmes. Ou appartiennent en tout à un registre similaire. Comme s'il y avait, du début à la fin, la volonté de dégager ces signes d'une quelconque vérité, de les détacher en définitive de toute signification. C'est tout le jeu de la folie qui est en cause, sa représentation même." (18)

vendredi 29 mai 2009

MORIN, Edgar, Le vif du sujet

"Mais il faut reconsidérer l'hystérie comme phénomène anthropologique global :
1) Pour comprendre l'hystérie, il faut associer les termes antinomiques de simulation et de sincérité, de jeu et de sérieux, d'imaginaire et de vécu. L'hystérie suppose donc un dualité fondamentale, une duplicité structurale au siège même du moi-un.
2) La dualité-duplicité hystérique, d'une part, masque une carence radicale dans la relation avec soi-même, autrui, le monde, d'autre part, exprime et incarne une ardeur affective capable de muer la simulation en son contraire.
3) Magie et hystérie se confondent là où le sentiment de réalité et parfois même la réalité physiologique (brûlures, plaies, stigmates, grossesses nerveuses, etc.) naissent de l'imaginaire ou de la suggestion." (144)

JOUSSE, Thierry, John Cassavetes

« (...) simulation n'est pas synonyme de faux. Que la scène soit surjouée ne signifie par que le trouble n'est pas réel, bien au contraire. C'est que l'hystérique elle-même ne sait pas clairement jusqu'à quel point elle simule.» (88)

JOUSSE, Thierry, John Cassavetes

« L'hystérique est toujours en même temps acteur (ou actrice). S'il en fait trop, c'est qu'il veut se faire remarquer par l'autre. » (86)

JOUSSE, Thierry, John Cassavetes

« Le corps hystérique de Mabel Longhetti ou de Myrtle Gordon parle, mais quelle langue parle-t-il? Est-on certain qu'il dit la vérité? N'est-il pas entraîné dans un bluff, une simulation, une sorte de théâtralisation qui le dépasse? Le corps hystérique en fait trop. Il ornemente, surcharge les attitudes. C'est presque un corps maniériste. » (85)