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dimanche 14 février 2010
CIXOUS et CLÉMENT, La jeune née
"L'un et l'autre, Lévi-Strauss et Sartre, par ailleurs contradictoires entre eux, cherchent, pour définir la fonction culturelle de l'anomalie, à la situer dans les failles d'un système d'ensemble où des structures corrélatives ne parviennent pas à harmoniser toutes leurs corrélations. Les sociétés ne parviennent pas à offrir à tous la même inscription dans l'ordre symbolique; ceux qui sont, si l'on peut dire, entre les systèmes symboliques, dans les interstices, hors-jeu, ceux-là sont affligés d'une dangereuse mobilité symbolique. Dangereuse pour eux, puisque c'est cela qu'on appelle folie, anomalie, perversion, ou encore, selon Mauss, "nerveux, extatique, forain"."(17)
CIXOUS et CLÉMENT, La jeune née
"Ces histoires de femmes ne s'inscrivent pas dans le vide, ni dans un temps anhistorique où leurs répétitions seraient identiques à elles-mêmes; s'il y a répétition de souvenir, retour de refoulé, c'est chaque fois dans un contexte culturel et historique déterminé." (16)
Sartre dans l'Idiot de la Famille, tome 3 : "Dans une société aliénée, toutes les aliénations, quel que soit leur niveau structurel, symbolisent entre elles. Peu importe qu'on ne puisse les réduire toutes par analyse régressive à l'aliénation dominante qui est conditionnée par le mode de production : il suffit qu'elles se soient produites, sous l'influence de facteurs divers et irréductibles, dans le milieu de cette aliénation première, pour qu'elles se structurent en fonction d'elle et pour qu'elles finissent - dans leur indépendance même - par en devenir l'expression, même et surtout si elles le contredisent." (16-17)
Sartre dans l'Idiot de la Famille, tome 3 : "Dans une société aliénée, toutes les aliénations, quel que soit leur niveau structurel, symbolisent entre elles. Peu importe qu'on ne puisse les réduire toutes par analyse régressive à l'aliénation dominante qui est conditionnée par le mode de production : il suffit qu'elles se soient produites, sous l'influence de facteurs divers et irréductibles, dans le milieu de cette aliénation première, pour qu'elles se structurent en fonction d'elle et pour qu'elles finissent - dans leur indépendance même - par en devenir l'expression, même et surtout si elles le contredisent." (16-17)
lundi 4 janvier 2010
SHWEDER et LEVINE (ed.), Culture Theory
"There are, at present, at least three major views about the nature of culture. One is a notion of culture as knowledge, as the accumulation of information (...) A second view is that culture consists of "conceptual structures" that create the central reality of a people, so they "inhabit the world they imagine" (Geertz 1983) (...) A third view of the nature of culture falls between the "culture as knowledge" and the "culture as constructed reality" positions. It treats culture and society as almost the same thing - something made up for institutions, such as the family, the market, the farm, the church, the village, and so on, that is, systems or clusters of norms defining the roles attached to various sets of statuses." (Roy G. D'Andrade, 115)
mardi 22 décembre 2009
DETREZ, Christine, La construction sociale du corps
"Corps et société semblent indissociables, contrairement au sens commun ou à la pensée organiciste, qui poseraient le corps comme entité biologique, agencement de cellules réductible à la seule analyse mécanique. Au contraire, le corps est façonné par la société et pour la société, les deux niveaux interférant souvent." (221)
lundi 21 décembre 2009
DETREZ, Christine, La construction sociale du corps
"Être malade est également un statut social et engage à ce titre les institutions officielles et les politiques publiques (...) Quand la maladie devient un phénomène contre lequel on peut lutter, la panique s'estompe, mais apparaît le personnage du malade." (140)
DETREZ, Christine, La construction sociale du corps
"(...) la maladie peut être interprétée comme une métaphore du social. Certes, c'est bien l'individu qui est malade qui éprouve le mal dans son corps, mais il l'est également aux yeux de la société et selon les modalités qu'elle fixe." (137)
voir Sontag, Susan (1979), La maladie comme métaphore, Paris : Seuil.
voir Sontag, Susan (1979), La maladie comme métaphore, Paris : Seuil.
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