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lundi 21 décembre 2009

DETREZ, Christine, La construction sociale du corps

"Le regard porté sur les sociétés extérieures peut être retourné sur nos propres mondes, et ce par une comparaison historique : si la norme dominante, légitimée par la médecine, pose la scission de l'individu et du monde, elle s'impose contre, et à côté, des représentations populaires, que celles-ci soient tombées en désuétude ou reléguées au rang de superstition par nos conceptions rationnelles. Le corps n'y est pas une entité séparée, mais se trouve inscrit dans des réseaux de correspondance et d'influences avec les éléments extérieurs." (123)

DETREZ, Christine, La construction sociale des corps

"Le processus historique d'intériorisation des contraintes est ainsi au fondement des théories contemporaines sur le corps et ses usages culturels. Paradoxalement, le corps ne s'individualise par parce que la pression du groupe s'accentue, et le place sous un regard et une surveillance constante. Telle est la force des représentations culturelles, dont participent les croyances et les savoirs sur le corps : elles dessinent un corps idéal, en expliquent le fonctionnement et modèlent alors selon ces schèmes les corps réels." (119)

mardi 15 décembre 2009

DETREZ, Christine, La construction sociale du corps

"Ainsi, il n'existerait à réellement parler de sociologie du corps, mais plutôt une sociologie des usages sociaux du corps, toute pratique sociale étant à la fois mise en jeu du corps, mais par là même production du corps, dirigée par et pour une société donnée. La sociologie de ces usages sociaux du corps emprunterait alors deux axes, dont l'un serait l'exploration des ritualisation et perpétuations, des représentations, des valeurs, des normes et de la conformation du corps réel à un corps idéal (...) La deuxième voie d'investigation serait alors l'étude de "ce niveau le plus fondamental, celui où le corps, à travers sa mise en jeu répétée, comme outil (...) est simultanément produit comme forme corporelle déterminée" (Berthelot, 1983). " (23)

dimanche 30 août 2009

AMIEL, Vincent, Nicholson : les abîmes de l'interprétation

"Troisième niveau de jeu : après l'ambiguité, la parodie, voici la simulation. Et les signes sont pourtant les mêmes. Ou appartiennent en tout à un registre similaire. Comme s'il y avait, du début à la fin, la volonté de dégager ces signes d'une quelconque vérité, de les détacher en définitive de toute signification. C'est tout le jeu de la folie qui est en cause, sa représentation même." (18)