dimanche 30 août 2009
KAUSCH, Franck, Un instant d'égarement
"Cette conception performative du psychisme rapproche d'ailleurs la manifestation de la folie de la mise en scène de la violence, dont le danger et la force chaotique ne peuvent éclater que dans une rupture, dans la soudainet. d'une décharge et d'une crise, et en venant contredire l'enchaînement qui l'a préparée." (6)
KAUSCH, Franck, Un instant d'égarement
"D'où ce problème spécifique : comment, dans une économie narrative qui se nourrit de l'effectation visuelle des gestes et des intentions, qui repose sur l'expression physique des actions et des caractères, imposer l'évidence sèche et brutale d'une situation mentale qui définit précisément l'impossibilité de toute représentation et de tout partage objectifs." (6)
KAUSCH, Franck, Un instant d'égarement
"La folie, nous n'y sommes pas habitués. C'est du moins ce postulat d'exception, d'anomalie et d'opacité qui fonde, dans sa représentation au cinéma, la nécessité d'un moment crucial dont le paroxysme critique vient briser la série logique des faitts et abolir les coordonnées psychologiques les plus évidentes." (6)
dimanche 12 juillet 2009
Grandrieux, Philippe, Vivement le désordre
"À l'origine, l'analyse du mouvement. Chronophotographie. Cheval, oiseaux, hommes, femmes. Ça court, ça saute, ça vole et ça recommence. Et tout de suite l'usage pornographique, car le cinéma c'est l'industrie des corps. Nos arrières-grands-mères sucent et se font mettre dans les cuisines. Odeur de soupe et de foutre, c'est l'odeur du siècle des locomotives et de l'inconscient. Les hommes sont musclés et moustachus, ils posent pour nos grands peintres, bandent secs face à l'objectif. Assemblage des corps, mise en scène, litanie des séquences, de toute évidence, le scénario du cinéma est d'emblée sadien. Pendant ce temps, Degas brosse les corps, femmes au bain, dos courbés, fesses charnues dans l'ombre noire de l'encre grasse, corps venus sous la main, corps avachis des putains, cuisses ouvertes, ventre bedonnants, corps épuisés des maisons closes, des chambres obscures."
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lundi 29 juin 2009
CAMINERO-SANTANGELO, Marta, The Madwoman Can't Speak
« Resisting the ever-widening reach of psychiatry a host of new "radical" theories of madness emerged in the 1960s. The antipsychiatry movement was characterized by the work of R.D Laing, who argued that madness was not the result of an inherited weakness (as the evolutionists had claimed) or of faulty or incomplete development (as Freud had suggested), but rather a "special strategy that a person invents in order to live in an unlivable situation". (Politics of Experience, 115) » (8)
CAMINERO-SANTANGELO, Marta, The Madwoman Can't Speak
«In order to use madness as a metaphor for the liberatory potentials of language, feminist critics must utterly unmoor it from its associations with mental illness as understood and constructed by discourses ans practices both medical and popular. But if the connotation carried by the notion of madness must be completely suppressed in order for such a metaphor to work - if the word must be emptied of its meanings and provided with a entirely set of significations (in fact, an impossibility) - then why use it at all? » (2)
CAMINERO-SANTANGELO, Marta, The Madwoman Can't Speak
«Women are resigning themselves to silence, and to nonspeech. The speech of the other will then swallow them up, will speak for them, and instead of them.» (Makward 100, cité p. 2)
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