mardi 22 décembre 2009
DETREZ, Christine, La construction sociale du corps
"Ainsi, à côté de la réflexion rationnelle existent une intelligence corporelle, un sens pratique, communication silencieuse, infralangagière, de corps à corps, que nous comprenons sans avoir les mots pour le dire, ni pour les enseigner : l'apprentissage, l'incorporation se fondent alors sur l'imitation et la répétition." (159)
DETREZ, Christine, La construction sociale du corps
"Ainsi, la notion de schéma corporel peut permettre de cerner cette transformation profonde du corps. Elle apparaît au XIXe siècle dans les travaux du médecin Ernest Bonier, et désigne la structure sensorielle qui permet la perception des limites du corps. Les mouvements, les postures font ainsi évoluer le schéma corporel en founissant de nouvelles sensations, selon un dialectique perception-action." (158)
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corps,
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écriture du mouvement,
schéma corporel
DETREZ, Christine, La construction sociale du corps
"Les usages sociaux et culturels du corps ne sont si efficaces que parce qu'ils sont intériorisés et incorporés. La notion d'incorporation (...) rompt avec la vision d'un corps qui ne serait que matière ou machine, impulsée par un esprit supérieur, une raison seule maître à bord." (157)
lundi 21 décembre 2009
GOFFMAN, E. La mise en scène de la vie quotidienne
"Dans ces conditions, être "réellement" un certain type de personne, ce n'est pas se borner à posséder les attributs requis, c'est aussi adopter les normes de la conduite et de l'apparence que le groupe social y associe." (76)
- cité dans Detrez, p. 155
- cité dans Detrez, p. 155
DETREZ, Christine, La construction sociale du corps
"La féminité ne renvoie par au corps réel de la femme, mais au corps idéal, véhiculé par les représentations culturelles d'une société en général, d'un groupe social en particulier. Principe de division, au même titre que les taxinomies biologiques, la notion de genre est également principe de vision, de perception selon un code commun." (150)
DETREZ, Christine, La construction sociale du corps
"Être malade est également un statut social et engage à ce titre les institutions officielles et les politiques publiques (...) Quand la maladie devient un phénomène contre lequel on peut lutter, la panique s'estompe, mais apparaît le personnage du malade." (140)
DETREZ, Christine, La construction sociale du corps
"(...) la maladie peut être interprétée comme une métaphore du social. Certes, c'est bien l'individu qui est malade qui éprouve le mal dans son corps, mais il l'est également aux yeux de la société et selon les modalités qu'elle fixe." (137)
voir Sontag, Susan (1979), La maladie comme métaphore, Paris : Seuil.
voir Sontag, Susan (1979), La maladie comme métaphore, Paris : Seuil.
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