«The cinema has almost always failed to make psychic interiority meaningful on the screen.
First touch me, astonish me, tear me apart, startle me, make me cry...
You will please my eye afterward if you can. Diderot
Excess is a familiar term in contemporary film theory, a term most frequently invoked, I think, in discussion of melodrama.» (13)
samedi 6 juin 2009
lundi 1 juin 2009
GILMAN L. Sander, Seeing the Insane
"(The relation mind-body) is the key to the understanding of all early theories of the appearance of mentally ill. By the Renaissance the theories have given way a radical monistic view of the body dominating and forming the mind and soul (...) The appearance of the individual is seen as a classificable, interpretable reference to his mental state." (6)
GILMAN L. Sander, Seeing the Insane
"The relationship between the realities that are being described and the mode of description extends into any historical definition of insanity. The madman is individual seen as "other" by a culture. Thus the image of reality shifts, depending on the time and orientation. Madness includes at one time or another all of the traditional tripartite classifications of anentia, dementia and melancolia. No distinction can be made between somatic and emotional illness if both are understood as subcategories of insanity." (Introduction, iii)
GILMAN L. Sander, Seeing the Insane
"We learn to perceive the world through those cultural artifacts which preserve a society's stereotypes of its environment. We do not see the world, rather we are taught by representations of the world about us to conceive of it in a culturally acceptable manner. It is not merely flora and fauna, sunset and seascape which are seen through the prism of culture. We also see man in his infinite variety through the filters of stereotypical perspective. Throughout the history of any given culture the structure most often applied to categories of man is that of the polar opposite. Each category is perceived as either the embodiment or the antithesis of the group which has provided the category." (Introduction, i)
vendredi 29 mai 2009
MORIN, Edgar, Le vif du sujet
"Mais il faut reconsidérer l'hystérie comme phénomène anthropologique global :
1) Pour comprendre l'hystérie, il faut associer les termes antinomiques de simulation et de sincérité, de jeu et de sérieux, d'imaginaire et de vécu. L'hystérie suppose donc un dualité fondamentale, une duplicité structurale au siège même du moi-un.
2) La dualité-duplicité hystérique, d'une part, masque une carence radicale dans la relation avec soi-même, autrui, le monde, d'autre part, exprime et incarne une ardeur affective capable de muer la simulation en son contraire.
3) Magie et hystérie se confondent là où le sentiment de réalité et parfois même la réalité physiologique (brûlures, plaies, stigmates, grossesses nerveuses, etc.) naissent de l'imaginaire ou de la suggestion." (144)
1) Pour comprendre l'hystérie, il faut associer les termes antinomiques de simulation et de sincérité, de jeu et de sérieux, d'imaginaire et de vécu. L'hystérie suppose donc un dualité fondamentale, une duplicité structurale au siège même du moi-un.
2) La dualité-duplicité hystérique, d'une part, masque une carence radicale dans la relation avec soi-même, autrui, le monde, d'autre part, exprime et incarne une ardeur affective capable de muer la simulation en son contraire.
3) Magie et hystérie se confondent là où le sentiment de réalité et parfois même la réalité physiologique (brûlures, plaies, stigmates, grossesses nerveuses, etc.) naissent de l'imaginaire ou de la suggestion." (144)
MORIN, Edgar, Le vif du sujet
"Parmi toutes ces relations, la relation psycho-affective est celle qui permet de leur concevoir un système, une logique. La logique psycho-affective est la branche sauvage de la pensée (...)
Le système psycho-affectif donne substance et existence à tout ce que les magies et les religions ont considéré comme réel (fantômes, esprits, dieux, miracles, révélations, possessions, etc.), mais aussi à la notion moderne de réalité. Il sécrète, en somme, le caractère ontologique de l'existence, le caractère existenciel de l'être, le caractère substanciel de la réalité." (142-143)
"Il lui manquait, pour ainsi dire, la plaque tournante entre le système psycho-affectif, la magie, le sentiment, le moi, la personne. Cette plaque tournante, je le vois maintenant de façon aveuglante, c'est l'hystérie." (144)
--- cinéma psycho-affectif, hystérie comme concept globalisant
Le système psycho-affectif donne substance et existence à tout ce que les magies et les religions ont considéré comme réel (fantômes, esprits, dieux, miracles, révélations, possessions, etc.), mais aussi à la notion moderne de réalité. Il sécrète, en somme, le caractère ontologique de l'existence, le caractère existenciel de l'être, le caractère substanciel de la réalité." (142-143)
"Il lui manquait, pour ainsi dire, la plaque tournante entre le système psycho-affectif, la magie, le sentiment, le moi, la personne. Cette plaque tournante, je le vois maintenant de façon aveuglante, c'est l'hystérie." (144)
--- cinéma psycho-affectif, hystérie comme concept globalisant
GAVRON, Laurence et Denis LENOIR, John Cassavetes
Sur MABEL LONGHETTI: "Un jour, nécessairement, un décalage apparaît entre ses émotions, ses pensées, et la réalité autour d'elle (le cinéma de Cassavetes pourrait d'ailleurs se définir comme un cinéma du décalage) (...) Elle sombre dans la "folie" par ennui peut-être, par frustration sûrement. Car le fond du problème, c'est la démesure de son implication, de son amour pour les siens, et l'incapacité des autres à l'assumer : les autres qui ne savent que faire, que dire face à cet amour si fort, à cette exubérance, à ce débordement d'émotion." (76)
SUR MYRTLE GORDON: "Myrtle Gordon, elle, penche vers cette même folie par un autre biais, et pour d'autres raisons. Sa vie, contrairement à celle de Mabel, est vide du point de vue affectif, mais remplie par sa carrière de comédienne (...) C'est là qu'elle a recourt à un univers irréel, un univers de "folie", pourrait-on dire. Elle se tourne vers l'imaginaire, vers les fantasmes, rejoignant la jeune Nancy dans ses rêves." (76)
SUR MYRTLE GORDON: "Myrtle Gordon, elle, penche vers cette même folie par un autre biais, et pour d'autres raisons. Sa vie, contrairement à celle de Mabel, est vide du point de vue affectif, mais remplie par sa carrière de comédienne (...) C'est là qu'elle a recourt à un univers irréel, un univers de "folie", pourrait-on dire. Elle se tourne vers l'imaginaire, vers les fantasmes, rejoignant la jeune Nancy dans ses rêves." (76)
Libellés :
A Woman Under the Influence,
Cassavetes,
excès,
Gavron,
Opening Night
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